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Par Farid Bouyahia

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L’argent n’a pas d’odeur, l’or non plus ! Il est connu qu’en période économique difficile, le système économique qui règle et régule
la production et le commerce change du tout au tout. Toutefois, selon les spécialistes, la thésaurisation et la spéculation dans les valeurs refuges, comme l’or et certaines devises ou certaines matières premières, sont nuisibles à l’économie.
Ils sont nombreux à convenir que bien placer son argent est un refuge contre la tourmente.
Ainsi, ceux qui avaient mis quelque argent de côté, s’en allaient l’assurer ou le perdre, quand ils sont arnaqués.
Alors, en pleine conjoncture difficile, comment est le marché de l’or aujourd’hui ?
Ce créneau porteur et très juteux  est investi par une majorité de jeunes qui se spécialisent dans ce métier dit de marchand d’or.
Sur les trottoirs, des jeunes proposent leurs marchandises à des passants, à des prix différents de ceux pratiqués par les bijoutiers «légaux», mais, attention, car tout ce qui brille n’est pas or !

Les produits contrefaits sont légions, reconnaissent les professionnels de ce commerce florissant. Certes, les bijoutiers subissent le diktat d’une concurrence déloyale, imposée par les vendeurs à la sauvette, mais, parfois, ils sont eux-mêmes impliqués dans des pratiques frauduleuses. Artifices, magouilles et coups bas font partie aussi des transactions. Cela dit, même certains joailliers sont tentés par des opérations frauduleuses de commerce, ce que révèlent différents rapports des institutions concernées, comme le Commerce, les Finances et les Impôts, les Douanes, la Gendarmerie et la Sûreté nationales.

L’or est très exposé au marché noir

S’agissant des petites vitrines en bois et verre posées sur les genoux et les bijoux suspendus aux cous et aux bras, gérés généralement par une seule personne, ils sont, en réalité, domiciliés sous un seul et même registre du commerce, histoire de contourner les impôts et autres factures et charges. La conjoncture économique aidant, le nombre de ces marchands d’or augmente d’année en année, surtout que beaucoup de particuliers, et pas seulement, investissent dans l’or, moyen d’assurer leur capital dans un placement sans risque. Toutefois, afin d’y arriver, il existe certaines règles dont il faut tenir compte. Le métal jaune étant une valeur sûre pour les investissements, ainsi que les profits, il est très exposé au marché noir. Il peut prendre plusieurs formes, et présente même un très lourd impact pour l’économie de la filière. Et ce, dans tous les pays. Aussi, quand on évoque le marché de l’or, on pense au type de placement, ainsi que l’acquisition de ce métal précieux. Et c’est justement dans ces domaines, que le marché illégal de l’or prospère. D’abord, dans un premier temps, les différents achats effectués par les particuliers ne sont pas toujours enregistrés, et ne contribuent pas ainsi à la trésorerie publique. C’est là que se manifestent les spéculateurs qui accumulent les objets en or, achetés à prix bradés et sans taxe. Ce qui fait que la valeur de l’or en question augmente, sans que cette augmentation n’ait une répercussion sur l’économie. Il existe aussi des commerçants qui n’enregistrent pas leur or, et sont ainsi ‘‘dispensés’’ d’impôts. Les répercussions se font sentir sur le taux de production nationale, qui, dans ce cas, est en baisse. Alors que l’or se retrouve sur le marché et est vendu à un prix selon son cours normal, situation qui favorise ainsi la flambée du prix du métal jaune. Sans oublier que les exploitants artisanaux de l’or, qui utilisent le métal jaune comme matière première, trouvent eux aussi des moyens de s’en procurer à moindre prix, afin d’avoir de plus grands bénéfices, nous a expliqué un bijoutier qui a requis l’anonymat. Pour ce qui est de la qualité de l’or, elle est aussi concernée par le marché noir. En effet, le prix de l’or est lié à sa pureté, ainsi qu’à son poids, en or pur, s’entend. Il se trouve que des escrocs arrivent à faire passer de l’or, dont la pureté a été altérée, notamment dans les lingots.

Transactions très flexibles

Notre tournée à travers les points de vente connus à Alger, nous a permis de glaner des éléments d’information précieux auprès des commerçants et des institutions de surveillance et de contrôle, ainsi qu’auprès des consommateurs et des vendeurs.  Abdelmalek M. nous explique que de nombreuses personnes cassent leur tirelire pour acheter au marché noir des bijoux, surtout à l’occasion des fêtes. Pour les femmes, il y a aussi le souci du paraître. Il y en a aussi qui vendent leurs bijoux pour faire face aux aléas de la vie quotidienne, pour prendre en charge les frais médicaux d’un parent malade ou pour faire face aux dépenses de la rentrée scolaire, pour acheter le mouton de l’Aïd ou supporter les dépenses, à l’occasion du mois de Ramadhan. Abdelmalek n’ignore pas qu’il s’agit d’une activité illégale, car seuls les bijoutiers sont autorisés à vendre de l’or. Aux yeux de notre interlocuteur, comme partout ailleurs, ce marché parallèle du métal jaune existe. Chaque année, des milliers de bijoux sont achetés à des vendeurs à la sauvette. Une vente très opaque, toutefois alimentée par un réseau illégal qui contribue à alimenter le marché parallèle, et dont bénéficient même les bijoutiers et autres artisans de l’or, notamment des grandes villes (Alger, Oran, Annaba, Tébessa, Tlemcen, Constantine…), selon un officier de police. Cette vente à même le trottoir est illégale, et se fait au détriment des commerces légaux. À l’approche de la police et des contrôleurs, les vendeurs dissimulent la marchandise. Après de nombreux refus, l’un d’entre eux accepte de répondre à nos questions. Mis en confiance, tous les autres cèdent au jeu des questions-réponses. Pour eux, «l’or bon marché à grande circulation a toujours existé, et ce travail est une nécessité pour vivre, ni plus ni moins. C’est un travail qui a parfois un caractère plus saisonnier, de sorte qu’en périodes des fêtes, il y a de l’engouement. Les ventes fournissent, quoique chichement, de quoi vivre. Pour s’enrichir, c’est une autre histoire», explique Khaled.

« Kach ma techri, kach ma t’bi’e,  khti ou khouya »

D’abord, du côté de la place Émir-Abdelkader, rue Larbi-Ben-Mhidi, une vingtaine de marchands d’or sont assez facilement reconnaissables, aux coins de cette rue très passante. À vue d’œil, personne ne patronne ces marchands de rue. Monsieur et Madame Tout-le-Monde sont leurs clients, tant leur commerce est «très apprécié». La crise ? Ces vendeurs la jugent normale. Ils lancent discrètement aux passants, la formule «kach ma techri, kach ma t’bi’e, khti ou khouya». Une fois la conversation engagée avec eux, il y a très peu de marge de négociation. Beaucoup d’entre eux ont une balance électronique dans leur poche, pour peser l’or, sinon le client peut faire le pesage chez un bijoutier ami du vendeur. Le gramme d’or tourne autour de 5.000 DA, et les bijoux importés 7.000 DA et plus, et tout se paye en liquide, évidemment, pour ne pas laisser de trace. Il convient de noter qu’en Algérie, il est formellement interdit d’écouler de la marchandise de moins de 18 carats, mais, sur le terrain, la réalité est autre, puisque tous les bijoux se vendent et s’achètent. La réglementation stipulant qu’un bijou, considéré aussi comme une œuvre d’art, doit obligatoirement être poinçonné par des services compétents. Sur ce sujet, nous avons contacté les responsables d’Agenor, pour avoir de plus amples informations, et sur le commerce de l’or, en général, et sur sa garantie, en particulier, mais nous n’avons obtenu aucune information, pour des raisons que nous ignorons, si ce n’est que nous avons été invité à visiter le laboratoire d’Agenor, spécialisé dans la transformation de l’or, réputé un des meilleurs au monde. Donc, pour ne pas vous faire arnaquer, le bijou doit porter bien le poinçon, comme celui d’Agenor, en plus du poinçon de garantie, attestant que son alliage est de 18 carats.
Cela signifie qu’il contient au moins 75% d’or fin, alors que l’or 24 carats est pur à 99,99%.
Pourtant, le poinçon est le dernier des soucis de certains marchands ambulants, comme il l’est pour une certaine clientèle. C’est là où la réglementation est bafouée. Si le prix du gramme d’or usiné est cher au magasin, il est moindre, mais à vos risques et périls, chez le marchand ambulant, lequel ne donne aucune garantie ni facture, même qu’il peut disparaître du circuit sans laisser de trace. À l’achat, même à l’état neuf, des bijoutiers et des joailliers véreux considèrent les bijoux qu’ils achètent comme de l’or cassé, pour éviter ainsi de les déclarer et traficoter à leur guise. De gros commerçants de la joaillerie pour éviter des descentes des services de contrôle préfèrent léguer une partie de leur marchandise à ces vendeurs à la sauvette et autres femmes appelées «dellalate». Si les vendeurs et les acheteurs encourent la prison, les risques de se faire prendre sont minces, selon Mourad S., la trentaine à peine entamée. Ainsi, rares les personnes qui ont été interpellées, dit-il. Pourtant, des milliers de bijoux passent de main en main, chaque année.

La rue Patrice-Lumumba,  une rue pavée d’or !

Sur la rue Patrice-Lumumba, à une centaine de mètres du marché Bouzrina, débouchant sur «Zinqat Laâraïs», pour les intimes, au pied du quartier populaire de Soustara, sur une enfilade de boutiques et de locaux sur rue, essentiellement consacrés à la vente de toute sorte de produits, ce quartier est un espace commercial très dense, avec de nombreuses échoppes dévolues à la vente d’une gamme diversifiée de produits destinés à une large clientèle. Ainsi, à la croisée géographique de plusieurs quartiers spécialisés dans des activités de commerce et de vente diverses (textile, cuivre, aluminium, maroquinerie, linges de maison, tapis, châles et foulards, chaussures, prêt-à-porter, etc.), il y a une profusion de marchandises qui y transitent. Ce petit quartier est quadrillé par des passages étroits, piétons surtout, où se succèdent de manière continue des boutiques, dont plusieurs sont de petites dimensions. L’impression d’uniformité est due en grande partie à la multiplicité des échoppes ; leur disposition régulière, leur trame serrée et leurs modestes surfaces font que ce que l’on voit, c’est surtout une multitude d’objets et articles exposés : abondants et chatoyants, disposés avec un art consommé, pour faire parfois du paysage un simple présentoir, au grand bonheur d’une foule bigarrée et grouillante toute la journée. A la périphérie du vieil Alger, ce marché est situé dans un secteur où apparaissent de forts contrastes typologiques. «On a toujours travaillé ici», confie Abdelmalek. Au fil du temps, les vendeurs à la sauvette vaquent pesamment et discrètement à leurs affaires, sans être inquiétés. Pour eux, il est toujours plus avantageux de vendre dans la rue que de payer un bail, comme c’est le cas pour d’autres marchands ambulants de toutes sortes. Ils côtoient là des vendeurs de fruits et légumes ou encore des commerçants de tissus et autres produits manufacturés. Ils utilisent de petites boîtes ou des sacs à dos, vraisemblablement pour éviter d’être accusés par les forces de l’ordre d’obstruer le trottoir. Ces exemples illustrent comment, en un même lieu, se combinent plusieurs commerces. Bref, un véritable maelström de commerces, où se tisse une grande part des liens économiques. Et le commerce de l’or n’est pas en reste, bénéficiant même d’autres débouchés et d’un vaste réseau de distribution, plus autonome qui génère ses propres dynamiques de diffusion spatiale. Selon le secrétaire général de l’UGCAA, Salah Souilah, «la vente ou l’achat des bijoux est une activité prépondérante, elle a connu une phase d’expansion récente. Le commerce de bijoux en or est florissant, dans les grandes villes. «Je ne suis pas dans le secret des enquêtes, mais je pense que c’est un réseau derrière, tout comme c’est le cas pour les devises. Il y a tout un enjeu économique qui est bien plus que le prix du bijou d’occasion, à la source, c’est le réseau qui gère ce commerce», souligne le secrétaire général de l’UGCAA. Il explique que ces trafics sont répandus dans toutes les grandes villes, et concernent, en partie, la vente de produits de contrefaçon en tout genre. «Vous avez face à cela, des populations qui souffrent. C’est un système qui produit de multiples victimes, tant les riverains qui ont à subir ces commerces près de chez eux que les clients qui sont abusés. Ils n’ont aucune protection», explique-t-il. Pour lui, juguler les problèmes liés au commerce parallèle, de quelque nature qu’il soit, passe par une surveillance et des contrôles réguliers. Ainsi, très convoité, l’or bénéficie d’une clientèle considérable et fidèle, puisqu’en Algérie, comme partout ailleurs dans le monde, la plupart des femmes, mais aussi des jeunes filles et des fillettes, portent des bijoux en or. L’atout du marché noir réside dans le nombre des vendeurs et dans le choix varié proposé ; il y a des produits courants, bijoux traditionnels travaillés finement (anneaux, alliances ajourées, bracelets ciselés, chaînes, boucles d’oreilles, etc.). L’autre catégorie est celle des bijoux importés, plus coûteux, lourds et incluant souvent des pierres fines, surtout les bijoux en or blanc, ou semi-précieuses, parfois inspirés de modèles conçus par de grands joailliers du monde. Enfin, une dernière catégorie est celle des bijoux fabriqués localement. La qualité de l’or varie entre 9 et 18 carats, les bijoux s’achètent en général au poids, mais il y a des modèles qui sont souvent vendus à la pièce, selon Abdelmalek. Enfin, depuis peu, les copies de bijoux anciens connaissent une certaine vogue, auprès de la clientèle féminine. Chaque jour, la rue s’anime petit à petit, les minutes s’égrènent doucement. Commerçants et passants parcourent la rue Patrice-Lumumba, «endroit où un client peut acheter en toute sécurité et repartir tranquillement, on ne veut pas de problème», indique Abdelmalek. Ainsi, Omar, Mohamed, Souad, Meriem et Naouel… et tant d’autres qui ont voulu garder l’anonymat font partie des habitués des lieux. Des centaines de bijoux d’or passent entre leurs mains. Chaque jour, ils débarquent tôt, isolés ou en groupe avec les poches bien remplies. Ils sont des vendeurs à la sauvette. Ils sont une trentaine à traîner aux quatre coins de cette rue «pavée d’or». Il est dix heures, Omar, sort de son sac une boîte pleine de bijoux. Cela fait maintenant huit mois qu’il vient tous les jours proposer aux passants et parfois même aux touristes des bagues, des boucles d’oreilles, des parures, des bracelets, des colliers, des chaînes et quelquefois des objets de valeur. «Ce sont des bijoux d’ici et d’ailleurs», nous a-t-il indiqué, lui qui a arrêté ses études en 2e année secondaire, et a nourri l’espoir d’intégrer une entreprise ou une administration. «J’ai voulu tenter ma chance dans l’administration communale, dans n’importe quel service, mais c’était difficile. Il y avait une concurrence acharnée du côté des autres jeunes pistonnés. Certaines connaissances ont cru en mes qualifications, mais n’ont rien pu faire pour moi», nous a-t-il confié. Exclusion ou chômage ? «Non. C’est plutôt une affaire de piston et d’un peu de chance», admet Omar avec philosophie. Aujourd’hui, sa boîte à bijoux est son orgueil et la source de revenus de toute sa famille. Son ami Sid Ali M., âgé de 32 ans, a également tout fait pour chercher du travail. Depuis quatre ans,  il n’a cessé de multiplier les petits boulots, avant de devenir un vendeur à la sauvette sur la rue Lumumba. «Comme beaucoup d’autres, j’ai essayé de trouver un boulot, et je voulais tenter ma chance, mais il s’est révélé que c’était très difficile de trouver du travail. Et même si vous réussissez à être embauché, les conditions de travail sont ardues, comme c’est le cas dans les secteurs du bâtiment, avec des salaires bas et des horaires dépassant les 12 heures par jour», nous a-t-il expliqué. Une réalité que connaît très bien Khaled, 26 ans, fraîchement installé, rue Lumumba. «J’ai pu décrocher un emploi dans le bâtiment, mais c’était dur, car j’étais contraint de travailler 14h, pour un salaire de misère. Après deux mois, j’ai tout abandonné, et je suis venu ici où je vends aujourd’hui des bijoux», nous a-t-il confié, souriant. Souad B. a un diplôme de coiffure. «Moi, j’ai choisi la coiffure, c’est un bon métier, mais je ne me suis pas installée à mon compte, et le travail ne me rapporte pas beaucoup. Avec un père malade, je suis contrainte d’arrondir les fins de mois en venant ici pour vendre de l’or. Filon qui m’a été conseillé par une cliente habituée du salon de coiffure où je travaille», nous a-t-elle expliqué. «Il n’y a pas d’autres boulots, pas d’autres moyens. S’il y avait d’autres moyens, on ferait autre chose», renchérit Omar. Le travail de ces vendeurs alimente néanmoins un marché souterrain qu’ils ignorent ou sur lequel ils restent très discrets, refusant d’indiquer où ils se fournissent. Pour l’APC, «le problème des vendeurs n’est pas nouveau, et reste une priorité», mais la présence de ces marchands n’est que la partie émergée de l’iceberg, a-t-on appris de source policière.

Les ventes d’objets volés sont légions !

«C’est important de surveiller et de contrôler, pour savoir qui fait quoi. Les ventes d’objets volés sont légions ! Ces contrôles nous ont permis plusieurs fois d’élucider des cambriolages. Ce ne sont pas tous les objets proposés à la vente qui ont une traçabilité ou sont recensés. Une fois, je me rappelle, une opération d’ampleur a été lancée, visant les vendeurs à la sauvette, mais aussi les bijouteries. L’idée était d’abord d’inciter ces commerçants à être irréprochables. Pour ne pas être suspectés de revendre ou de receler des objets volés. Bien sûr, ces commerces ne sont pas les seuls lieux où les voleurs écoulent leur butin, il y a aussi la revente de main en main. On vérifie toujours qui vend, et si cette personne revient souvent, c’est intéressant. On a déjà retrouvé des objets volés.
Et cela permet aussi d’échanger du renseignement avec les commerçants. Pour ce qui est de l’arnaque, c’est vrai, l’or, on le prétend pur, mais vous n’ignorez pas que des bruits courent sans cesse sur ce qu’on pouvait faire avec des métaux mélangés à de l’or et autres pratiques frauduleuses», ajoute la même source policière.

Celui qui touche à l’or ne peut plus faire autre chose

D’après Sid Ali, «ici, pas de tiroirs ni de comptoirs  luxueux. Au cœur de la rue, parfois tout se règle par téléphone portable. C’est très difficile de patienter à attendre des clients, ce n’est pas facile. Mais celui qui exerce ce commerce et touche à l’or, ne peut plus faire autre chose.

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De l’or à profusion, de l’or qui se vend, qui s’achète et qui s’expose, des centaines de bijoux qui scintillent. Tous les citoyens, toutes catégories confondues, défilent ici». Comme Omar, Khaled et Souad, nombreux sont les commerçants qui étaient des sans-emploi ou que le travail harassant répugnait. Ils viennent agrandir les rangs d’une catégorie de la société en nette progression, au cours de ces trois dernières années, marquées par une conjoncture économique difficile. Ils sont en majorité des jeunes entre 18 et 40 ans qui se convertissent au commerce, artisanat, vente de téléphones portables, lunettes et autres babioles…
Ainsi, de nombreux jeunes revendeurs, mais pas seulement, puisque des femmes aussi sont très présentes dans ce créneau du commerce en noir, possédés par la fièvre de l’or, passent des heures à attendre inlassablement des clients. Pour beaucoup de jeunes, comme Samir L., c’est un bon filon qui les rendra peut-être riches. L’espoir au cœur. Ils sont persuadés que l’or est partout. Ils le savent, ils le sentent. C’est plus fort qu’eux. Le filon est là, juste sous leurs yeux. Il les attend et fera d’eux peut-être des hommes riches. Immensément riches. Boualem F., lui aussi veut y croire. À quelques mètres à peine de son petit éventaire, Farès S., un jeune de 17 ans, venu de Tizi Ouzou, a eu de la chance. Il a trouvé une bonne cliente. Elle a acheté une bague et une paire de boucles d’oreilles. Une petite fortune ! Demain, c’est sûr, ce sera son tour. Une dame s’approche. Elle regarde de près une chaînette en or, avant de changer d’avis et de continuer sa quête. Un autre arrive avec sa femme et sa petite fille, ils cherchent des boucles d’oreilles. Le couple a du mal à faire un choix. Souriant, Omar, qui suit la scène de près, intervient et il a même laissé le couple marchander le prix. Les négociations ne vont pas durer longtemps. Il lui a suffi de quelques minutes pour convaincre la famille qu’elle a conclu une bonne affaire. Ces vendeurs déploient des merveilles d’ingéniosité pour convaincre leurs clients, et ils sont réputés d’être de bons commerçants, lance-t-il fièrement, ajoutant aussi que «cela dépend du désir de chacun, mais, généralement, il y en a qui sont regardants sur le poids en grammes, d’autres préfèrent la beauté du bijou.
Attention à la camelote ! En tout cas, l’attachement des Algériens à l’or reste toujours aussi fort, et c’est tant mieux pour tous. Cela dit, on gagne juste de quoi vivre et entretenir nos familles. Il ne faut pas rêver, il est impossible de faire fortune». Et d’ajouter : «La concurrence rend également les choses plus difficiles. Certains vont même jusqu’à nous accuser de vendre de faux bijoux à des prix exorbitants et qu’on les arnaque ! Allah yahdihoum !» Pourtant, Omar et ses nombreux copains sont unanimes à considérer que les Algériens sont exigeants. Même son de cloche de la part de Khaled : «Ça se passe bien, il y a de une entente entre nous. Cela fait un bon bout de temps que je suis ici, et je n’ai jamais vendu des bijoux contrefaits et je ne pense pas le faire. Bien sûr, on peut trouver de beaux bijoux et des pièces d’art même, mais on vend aussi de la camelote, des pierres précieuses qui sont fausses, totalement fausses, des colliers supposés être des merveilles, mais qui pourraient se révéler de banals produits. Il faut faire attention, c’est tout. Nombreux sont ceux qui sont à la recherche de précieux bijoux. Si la plupart sont vite découragés, c’est parce qu’effectivement ils ont peur des bijoux contrefaits. Une chose est sûre, les gens font souvent l’amalgame. Ils pensent qu’on est tous pareils. Nous sommes ici uniquement pour gagner un peu d’argent à la sueur de notre front, un point c’est tout.» La cinquantaine, Sabah affiche même une certaine sympathie. «J’essaie d’être la plus discrète possible», a-t-elle expliqué. «Dans ce métier, le secret et la discrétion sont des règles d’or», lâche-t-elle railleuse. «À l’abri des regards, je vends mes bijoux d’or. J’encaisse sur-le-champ, tout se règle en liquide. C’est rapide et efficace», ajoute-t-elle. Pas le temps de dire plus, elle est interrompu par Khaled qui estime que «les comportements des acheteurs est compréhensible, dans la mesure où ils ne sont pas des connaisseurs et, par conséquent, ne savent pas quoi faire. On est là uniquement pour gagner de l’argent. En attendant, nous aussi nous payons nos loyers, les transports pour nos déplacements, la nourriture, et tout cela grâce à notre travail», a-t-il indiqué. Les gens sont nombreux à acheter ou à vendre des bijoux en or, «c’est que, vous savez, l’or ne perd jamais sa valeur. Pour ceux qui n’ont pas de comptes en banque, c’est une aubaine, ils conservent l’or à portée de main, et si la banque fait faillite, ils n’ont pas de problèmes, il y a, bien sûr, une offre et une demande qui ne désemplit pas, avec pour principal argument : le prix», a-t-il indiqué. «Il y a de bonnes occasions, et c’est un peu moins cher, c’est le prix parfait», sourit une femme qui vient de régler son achat. Une autre femme la contredit en regrettant amère qu’elle avait «acheté une bague à 4.700 dinars aux Anassers  pour l’offrir en cadeau d’anniversaire, mais il s’est avéré qu’elle n’était pas en or pur». Abdelmalek, qui ne nous a pas lâché d’une semelle, durant toute la tournée, ajoute qu’«à l’approche de l’été, je sais qu’il y a de l’argent à se faire. Personnellement, je travaille sur ce produit depuis 5 ans. La technique est très simple : j’achète les bijoux cassés qui intéressent le plus, puis je les revends aux clients». À la question de savoir s’il n’a pas peur de se faire prendre, lors des contrôles, notre ami originaire de Boudouaou fait remarquer que «c’est vrai, les autorités surveillent et font tout pour démanteler ce commerce, mais le marché noir continue d’être alimenté. La plupart des bijoux sont revendus, grâce, principalement, au bouche à oreille, et maintenant, sur les réseaux sociaux, il y a des centaines et des centaines d’annonces du bon coin sur Oued Kniss, par exemple, et les personnes intéressées sont en contact direct avec les intermédiaires et les revendeurs». Ces petits commerçants achètent aussi des bijoux anciens, de l’or cassé et d’occasion. «Ces derniers temps, les vendeurs de rue se multiplient. Il y a les bijouteries avec leur face visible qui s’affiche dans les vitrines clinquantes. Mais ici, personne ne gêne personne», indique Boualem. Mais la multiplication des vendeurs illégaux exaspère, quelque peu, les commerçants qui accusent les P/APC, de verser dans le populisme en laissant la situation dégénérer, selon Mahmoud M., commerçant de tissus. «Les vendeurs à la sauvette de toutes sortes de produits ont privatisé l’espace public. Nous ne pouvons presque pas passer. Et cette concurrence déloyale affecte le commerce, en général», déplore Mahmoud. Quant à la surveillance policière, Mohamed et ses amis ont trouvé la parade pour la déjouer, ils dissimulent les bijoux et deviennent Monsieur ou Madame Tout-le-Monde. Ni vu ni connu.
Tout compte fait, le commerce de l’or reste très convoité par les vendeurs de rue et parfois apprécié par une certaine clientèle aux revenus maigres. Des vendeurs de tous âges, femmes et hommes qui exercent ce commerce considéré comme un gagne-pain et une solution permanente ou conjoncturelle pour fuir le chômage, mais aussi par des personnes qui travaillent, histoire d’arrondir leurs fins de mois difficiles. La facilité de la vente de main en main attire cette clientèle et permet aux vendeurs de régler la transaction en argent liquide sur place, bien que parfois certains vendeurs accordent à leurs clients la possibilité de payer en plusieurs tranches. Si ce commerce présente des avantages, il n’en demeure pas moins vrai que l’acheteur risque de se faire arnaquer, sur le prix et la qualité des bijoux proposés à la vente, en particulier quand ces bijoux ne sont pas poinçonnés ou de faux bijoux, qu’on appelle du plaqué or. Ce commerce prospère à la périphérie des endroits très fréquentés, comme les marchés ou les places et rues très passantes, dans les grandes villes comme Alger. Il a parfois le vent en poupe en certaines périodes de l’année, notamment à l’occasion des grandes fêtes religieuses et les mariages. Pour ce qui est du trafic de l’or, en vente libre, certains bijoutiers et joailliers sont les premiers bénéficiaires de certaines pratiques frauduleuses. Tout ce qui brille n’est pas or pur, et les services de contrôle, de police et de gendarmerie effectuent des opérations de contrôles périodiques. Ces services sont toujours prompts à détecter le moindre trafic qu’ils ne tolèrent pas. 
F. B.

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Comment éviter l’arnaque ?
Tout le monde peut vendre ses bijoux… Mais pas à n’importe qui ! Pensez à connaître l’identité du vendeur. C’est important de s’informer du cours de l’or. Il faut aussi consulter le prix du lingot, qui pèse un kilo. Un kilo faisant mille grammes, faites une division : vous obtenez le prix du gramme. Pour l’évaluation du bijou, il faut juste multiplier le poids en grammes par le prix du gramme (X dinars), et multiplier par 75% (la contenance en or pour le 18 carats), et le résultat donne le prix en dinars. L’acheteur va toutefois déduire de cette somme, un pourcentage, dont une partie de taxe, et déduira encore sa marge, quelques dinars, environ, pour les commissions. Il faut toujours comparer les prix qui sont proposés. Certains n’affichent pas leur prix d’achat : ne leur envoyez pas votre or, même s’ils font de la publicité sur «Oued Kniss» ! Il y a de fortes chances pour que le prix d’achat soit beaucoup plus faible. Quand un acheteur n’indique pas ses prix, c’est que l’affaire est louche !
F. B.

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Les prix de l’or au 24 novembre 2017
Le prix de l’or physique, tel que communiqué par la LBMA, donne les prix de l’or en euro, dollar US et British Pound pour une once d’or (environ 30 grammes). La valeur du dinar s’établit par rapport aux devises de ses principaux partenaires commerciaux, avec une sur-représentation de l’euro par rapport au dollar. Pour le calcul de la valeur de l’or, c’est donc le taux de change entre l’euro et le dinar algérien qui est appliqué. En Algérie, on distingue l’or d’importation (or de 18 carats) et l’or local, ou or national (qui ce situe autour de 9 carats). L’or à 9 carats, c’est 35% d’or, et l’or à 18 carats contient 75% d’or, la différence est énorme. Le prix de l’or n’est pas le même dans toutes les villes ; à Alger, c’est plus cher qu’ailleurs. Pour ce qui est du marché de l’or en Algérie, il suit la tendance mondiale qui est à la hausse. Le prix de l’or en Algérie ne cesse de grimper. C’est un marché en pleine expansion. Le prix de l’or varie aussi selon l’origine. 

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Le prix d’un gramme d’or  

– Un gramme d’or 24 carats est à 4.770,895 DA
– Un gramme d’or 22 carats est à 4.373,8 DA
– Un gramme d’or 20 carats est à 3.975,554 DA
– Un gramme d’or 18 carats est à 3.578,459 DA
– Un gramme d’or 16 carats est à 3.181,364 DA
– Un gramme d’or 14 carats est à 2.784,269 DA
– Un gramme d’or 12 carats est à 2.386,023 DA
– Un gramme d’or 10 carats est à 1.988,928 DA
– Un gramme d’or 9 carats est à   1.788,654 DA.

Le prix d’un kilo d’or

– Un kilo d’or 24 carats est à 4.770.895 DA
– Un kilo d’or 22 carats est à 4.373.800 DA
– Un kilo d’or 20 carats est à 3.975.554 DA
– Un kilo d’or 18 carats est à 3.578.459 DA
– Un kilo d’or 16 carats est à 3.181.364 DA
– Un kilo d’or 14 carats est à 2.784.269 DA
– Un kilo d’or 12 carats est à 2.386023 DA
– Un kilo d’or 10 carats est à 1.988.928 DA
– Un kilo d’or 9 carats est à   1.788.654 DA

Le prix de l’once (30 grammes environ)

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